Vous avez un projet de société par actions simplifiée et vous hésitez sur la première marche à franchir. Legalstart propose un parcours dématérialisé qui couvre de la rédaction des statuts jusqu’à l’obtention du Kbis. Mais avant de cliquer sur « créer mon entreprise », mieux vaut savoir ce que la plateforme prend en charge, ce qu’elle ne fait pas, et surtout ce que vous devez préparer en amont. Voici le déroulé concret, étape par étape, pour ne pas perdre de temps.
Qu’est-ce que Legalstart peut vraiment faire pour votre SAS ?
Legalstart est une legaltech, pas un cabinet d’avocats. La plateforme automatise les formalités juridiques et les transmet au guichet unique de l’INPI. Pour une SAS, cela signifie qu’elle rédige les statuts à partir de vos réponses, gère la publication de l’annonce légale, constitue le dossier d’immatriculation et suit son dépôt. Vous restez maître des choix stratégiques — montant du capital, gouvernance, objet social — mais l’outil transforme ces décisions en documents conformes. Un point important : les experts de Legalstart vous informent et vous orientent, mais seul un avocat peut délivrer un conseil juridique personnalisé. Si votre projet comporte des clauses complexes (agrément, clauses de cession, pacte d’actionnaires), une consultation externe reste prudente.

Les étapes pour créer une SAS avec Legalstart
Le processus se décompose en cinq phases. Chacune demande des documents précis. Les anticiper évite les allers-retours.
1. Rédaction des statuts de la SAS
Vous remplissez un questionnaire en ligne : nom de la société, objet social, capital social, domiciliation, identité des dirigeants, répartition des actions. Legalstart génère alors des statuts personnalisés. La SAS offre une grande liberté de rédaction, mais la plateforme propose des modèles qui couvrent les clauses standards. Comptez une quinzaine de minutes pour le formulaire. Si vous souhaitez des clauses très spécifiques (droits de veto, actions de préférence), préparez-les à l’avance et vérifiez qu’elles sont compatibles avec le générateur.
2. Ouverture d’un compte bancaire et dépôt du capital social
La SAS doit disposer d’un compte bancaire à son nom pour recevoir le capital. Legalstart propose son propre compte pro, avec un dépôt de capital en 24 heures et une attestation immédiate. Vous pouvez aussi passer par une banque traditionnelle ou un notaire. L’attestation de dépôt est obligatoire pour la suite des démarches. Sans elle, pas d’immatriculation.
3. Publication de l’annonce légale
Legalstart se charge de publier l’avis de constitution dans un journal d’annonces légales habilité. Cette formalité est obligatoire pour toute création de SAS. Le coût varie selon le département, mais la plateforme l’intègre dans ses formules. Vous recevez une attestation de parution à joindre au dossier.
4. Dépôt du dossier d’immatriculation
Depuis le 1er janvier 2023, les formulaires papier M0 et P0 ont disparu. Toutes les démarches passent par le guichet unique de l’INPI. Legalstart remplit et transmet votre dossier électroniquement, avec les pièces justificatives : attestation de dépôt de capital, attestation de parution, pièces d’identité des dirigeants, déclaration de non-condamnation, justificatif de domiciliation. La plateforme vérifie la conformité avant envoi, ce qui réduit les risques de rejet.
5. Obtention du Kbis
Une fois le dossier validé par l’INPI, vous recevez l’extrait Kbis. C’est la carte d’identité officielle de votre SAS. Sans lui, vous ne pouvez pas facturer, embaucher ou signer certains contrats. Le délai moyen est de quelques jours à deux semaines selon la charge du guichet.
| Étape | Action principale | Document clé à fournir |
|---|---|---|
| Statuts | Remplir le questionnaire en ligne | Identité, objet social, capital, domiciliation |
| Compte bancaire | Dépôt du capital social | Attestation de dépôt |
| Annonce légale | Publication par Legalstart | Attestation de parution |
| Immatriculation | Transmission à l’INPI | Pièces d’identité, déclaration de non-condamnation |
| Kbis | Validation et réception | Aucun (délai de traitement) |
Les pièces à préparer avant de commencer
Pour éviter les blocages, rassemblez ces documents en amont :
- Pièce d’identité en cours de validité de chaque dirigeant (personne physique). Si le président est une personne morale, fournissez son extrait Kbis.
- Déclaration sur l’honneur de non-condamnation et de filiation (un formulaire type est fourni par Legalstart).
- Justificatif de domiciliation de l’entreprise (domicile personnel, local commercial, ou société de domiciliation).
- Attestation de dépôt de capital (délivrée par la banque ou le notaire).
- Attestation de parution de l’annonce légale.
Un dossier complet et numérisé en bonne qualité accélère le traitement. Les pièces manquantes ou illisibles sont la première cause de rejet.
Combien coûte la création d’une SAS avec Legalstart ?
Legalstart propose plusieurs formules. La plus simple, souvent annoncée à 0 €, ne couvre que la rédaction des statuts et le dépôt du dossier. Les frais obligatoires restent à votre charge : publication de l’annonce légale (entre 120 et 200 € selon le département), frais de greffe (environ 40 €), et éventuels frais bancaires pour le dépôt de capital. Les formules supérieures incluent l’annonce légale, un accompagnement prioritaire, ou des services annexes (compte pro, domiciliation). Vérifiez le contenu exact de l’offre avant de payer : le « gratuit » ne couvre jamais les frais obligatoires.
Depuis la suppression des formulaires papier, toutes les créations de SAS passent obligatoirement par le guichet unique de l’INPI. Legalstart s’occupe de cette transmission, mais vous devez fournir des documents numérisés et conformes.
Les erreurs fréquentes à éviter
Plusieurs créateurs se trompent sur des points simples qui retardent l’immatriculation de plusieurs semaines.
- Négliger la domiciliation : une domiciliation chez un tiers sans justificatif de convention est un motif de rejet. Si vous utilisez votre domicile personnel, vérifiez que le règlement de copropriété ou le bail ne l’interdit pas.
- Oublier la déclaration de non-condamnation : elle est obligatoire pour chaque dirigeant. Legalstart la génère automatiquement, mais vous devez la signer et la dater.
- Confondre capital social et frais de fonctionnement : le capital déposé reste dans la société, mais il ne couvre pas les frais de création. Prévoyez une trésorerie séparée pour les annonces légales, les frais de greffe et les éventuels honoraires.
- Choisir un objet social trop vague : l’INPI peut le rejeter s’il manque de précision. Formulez-le de manière à décrire l’activité réelle sans être trop restrictif.
Quand Legalstart ne suffit pas
La plateforme est adaptée aux projets classiques : SAS avec un ou plusieurs associés, capital simple, gouvernance standard. En revanche, si vous avez besoin de clauses d’agrément complexes, d’actions de préférence, d’un pacte d’actionnaires détaillé, ou si votre activité est réglementée (professions libérales réglementées, finance, santé), le modèle générique peut montrer ses limites. Dans ces cas, un avocat spécialisé en droit des sociétés reste plus sûr. Legalstart le précise elle-même : ses experts informent mais ne conseillent pas juridiquement.
Créer sa SAS sans se précipiter
La tentation est grande de vouloir lancer l’activité le plus vite possible. Mais une SAS mal ficelée peut coûter cher en modifications ultérieures. Prenez le temps de réfléchir à la répartition du capital, aux pouvoirs du président, aux règles de prise de décision. Ces choix, une fois inscrits dans les statuts, sont longs et coûteux à changer. Legalstart simplifie les formalités, pas la réflexion stratégique. Si vous débutez seul et que vous souhaitez tester votre activité avant de formaliser une structure lourde, une micro-entreprise peut être une première étape plus légère. La SAS reste pertinente dès que vous avez plusieurs associés, que vous cherchez des investisseurs, ou que vous voulez protéger votre patrimoine personnel. À vous de décider ce qui correspond à votre situation réelle, pas à votre impatience.






